Chapitre 27
" Tu sais, tu ressembles à un oiseau. A un petit oiseau. Tu as voulue sortir du nid trop vite, et tu t'es cassé la gueule. "
Il est tard, j'erre dans les rues de ma ville. A cette heure là je devrais avoir le visage enfouit sous mon oreiller. A mon âge, les autres, doivent avoir certainement le cul sur le canapé. Il fait froid. Sa ne sert à rien de le dire, c'est une évidence. Même en pleins été j'aurais froid. Toute seule, à marcher pour me vider l'esprit. Un pas. Deux pas. Trois pas. Ais-je raison, ou ai-je tors de me considérer comme un robot ? Un automate en route depuis trop longtemps, dont les piles sont presque foutues ? Je passe, toujours au même endroit. Je tourne en rond, je croies. Quand on m'a créer on n'a oublié la notice, mon guide d'utilisation. Je ne me comprend pas, je ne sais pas ce que je fous là. Il va être 23h00. Il fait froid. Je suis seule. Et j'ai les yeux rougies. Pourtant il ne sait rien passé de particulier. Toujours ma mère qui rentre, le portaille qui grince et mon chat qui miaule. Alors pourquoi ? La réponse je la connais. Il n'y en a pas. C'est comme ça et c'est pas autrement. " C'est la vie petite. Un jour tu te reléveras, ou tu tomberas. En attendant essaye de ne pas trop faire attention à ce qu'il se passe autours de toi ". Ces phrases, ces mots m'ont giflés sous la nuit glacée. C'est fou, il y a des souvenirs, des phrases dont tu ne te rappellais plus, et qui ressurgissent, comme ça. Sans crier gare, et c'est ça qui fait le plus mal. Qui me fait le plus mal. Comment ne pas faire attention à ce qu'il se passe autours de moi ? Même en fermant les yeux je saurais. Car on le sens, il y a des choses qu'on ne peut que voir. Il faudrait que je me bouche les oreilles, du temps que j'y suis ? Pour vivre heureux, vivons aveugle. C'est ça ? hein ? Je ne l'aie pas écouter, celui ou celle qui m'avait prévenue. J'ai pris sa phrase pour une attaque, alors j'ai fais tout le contraire. J'ai ouvert les yeux en grand, les oreilles aussi. J'ai entendue, j'ai compris. Et j'me suis cassée. Avec mes rêves en bouillie au fond de ma poche. J'ai voulue vivre seule, apprendre à devenir quelqu'un sans avoir l'aide de personne. Et je suis devenue ce rien, cette merde, cette gamine. Je suis devenue quelqu'un parmie les gens. Un pions, un détail, une forme bizarre. La sonnerie de mon portable retentit, et me rappelle qu'il commence à devenir trop tard. Un message de lui. Je rentre, il fait froid. Non en faite c'est pas pour ça. Pas parcequ'il fait froid, j'ai l'habitude. Je rentre, je vais l'appeller. Juste pour entendre sa présence, celle qui me réchauffe le coeur.
Ps : Le 31 Octobre, je serais dans ses bras. Et sa jusqu'au 2 Novembre. Je l'aime tellement..