Quoiqu'on en dise, on est tous au même point. On court tous après quelque chose, pour finir mort et torturé par le monde.

Quoiqu'on en dise, on est tous au même point. On court tous après quelque chose, pour finir mort et torturé par le monde.
Sujet numéro 2 [x]

Chapitre 28

Elle était assise sur sa fenêtre, les doigts trempées de larmes. Elle s'appellait Zoé. Un prénom court, simple, facile à retenir. Elle aime voyager. Ou plutôt elle aimerait voyager, puisqu'elle ne connait que l'air renfermée de sa petite chambre. Zoé aime les gateaux, elle aime vivre. Elle aimait les gateaux, elle aimait vivre. Chére lecteur, vous vous demanderez sûrement pourquoi plus maintenant. Pourquoi, qu'est-ce qu'il s'est passé ? Vous aurez cette pointe de curiositée qui fremirra dans votre gorge. Mais il n'y a pas de pourquoi. Aucune réponse, car oui Zoé c'est bien le genre de fille à vous laisser là, en pleins milieu du chemin. Sa l'amuse, elle joue tout simplement. Elle prend entre ses doigts fin le monde tout entier, le coeur des gens et leurs sentiments.

Elle ne veut pas leur faire du mal, non. Elle veut juste faire ce qu'on lui à fait pendant tant d'année. Alors elle jette au dessus du vide leur coeur meurtris, leur "je t'aime" qui ne veulent rien dire et leur faux-semblant. Elle jette tout ça et se met sur la pointe des pieds pour regarder les je t'aime s'écraser dans un bruit sourd. Pour en rire, et repartir aussitôt. D'un revers de la mains elle agitera ses longs cheveux bouclés, et les fera tournoyer autous d'elle. Elle se sentira bien, libre mais seule.

Seule. C'est bien ça le probléme, son probléme. Elle avait beau briser des coeurs, rire en éclats, sa voix partait toujours en éclats de verres. Ses sourires se transformait toujours en parenthése, comme une trop grande parenthése dans sa vie. " Zoé, la vie c'est pas ça, tu as beau te faire croire que tu es heureuse, tu ne l'es pas. " Pour la première fois dans son existence, elle sentit une vraie envie d'aller de l'avant.

Aujourd'hui, en ce dimanche 5/10, nous ne savons plus rien d'elle. Elle avait laissé un mot sur la table, écris avec de belles et rondes lettres. Elle s'était appliqué je croie. " J'ai compris vos mots, vos gestes. J'ai compris ce monde. Je pars, non pas au paradie, mais dans mon paradie à moi. "

Son paradie à elle.
# Posté le dimanche 05 octobre 2008 06:59
Modifié le dimanche 05 octobre 2008 07:55

J'ai le mal maternel. Le mal paternel aussi. Mais je m'en sortirais vivante.

J'ai le mal maternel. Le mal paternel aussi. Mais je m'en sortirais vivante.
Chapitre 27


" Tu sais, tu ressembles à un oiseau. A un petit oiseau. Tu as voulue sortir du nid trop vite, et tu t'es cassé la gueule. "

Il est tard, j'erre dans les rues de ma ville. A cette heure là je devrais avoir le visage enfouit sous mon oreiller. A mon âge, les autres, doivent avoir certainement le cul sur le canapé. Il fait froid. Sa ne sert à rien de le dire, c'est une évidence. Même en pleins été j'aurais froid. Toute seule, à marcher pour me vider l'esprit. Un pas. Deux pas. Trois pas. Ais-je raison, ou ai-je tors de me considérer comme un robot ? Un automate en route depuis trop longtemps, dont les piles sont presque foutues ? Je passe, toujours au même endroit. Je tourne en rond, je croies. Quand on m'a créer on n'a oublié la notice, mon guide d'utilisation. Je ne me comprend pas, je ne sais pas ce que je fous là. Il va être 23h00. Il fait froid. Je suis seule. Et j'ai les yeux rougies. Pourtant il ne sait rien passé de particulier. Toujours ma mère qui rentre, le portaille qui grince et mon chat qui miaule. Alors pourquoi ? La réponse je la connais. Il n'y en a pas. C'est comme ça et c'est pas autrement. " C'est la vie petite. Un jour tu te reléveras, ou tu tomberas. En attendant essaye de ne pas trop faire attention à ce qu'il se passe autours de toi ". Ces phrases, ces mots m'ont giflés sous la nuit glacée. C'est fou, il y a des souvenirs, des phrases dont tu ne te rappellais plus, et qui ressurgissent, comme ça. Sans crier gare, et c'est ça qui fait le plus mal. Qui me fait le plus mal. Comment ne pas faire attention à ce qu'il se passe autours de moi ? Même en fermant les yeux je saurais. Car on le sens, il y a des choses qu'on ne peut que voir. Il faudrait que je me bouche les oreilles, du temps que j'y suis ? Pour vivre heureux, vivons aveugle. C'est ça ? hein ? Je ne l'aie pas écouter, celui ou celle qui m'avait prévenue. J'ai pris sa phrase pour une attaque, alors j'ai fais tout le contraire. J'ai ouvert les yeux en grand, les oreilles aussi. J'ai entendue, j'ai compris. Et j'me suis cassée. Avec mes rêves en bouillie au fond de ma poche. J'ai voulue vivre seule, apprendre à devenir quelqu'un sans avoir l'aide de personne. Et je suis devenue ce rien, cette merde, cette gamine. Je suis devenue quelqu'un parmie les gens. Un pions, un détail, une forme bizarre. La sonnerie de mon portable retentit, et me rappelle qu'il commence à devenir trop tard. Un message de lui. Je rentre, il fait froid. Non en faite c'est pas pour ça. Pas parcequ'il fait froid, j'ai l'habitude. Je rentre, je vais l'appeller. Juste pour entendre sa présence, celle qui me réchauffe le coeur.


Ps : Le 31 Octobre, je serais dans ses bras. Et sa jusqu'au 2 Novembre. Je l'aime tellement..
# Posté le samedi 27 septembre 2008 07:58
Modifié le samedi 04 octobre 2008 15:29

J'aurais beau me laver pendant des heures je serais toujours salie de l'intérieur.

J'aurais beau me laver pendant des heures je serais toujours salie de l'intérieur.
Chapitre 26


J'aurais voulue te préparer ces mots à l'avance, bien les formuler. Pour que tu comprenne, ou du moins que tu voyes ce que je veux dire. Tu préféres me couper la parole, tu sais c'est déjà dur de parler comme ça, laisse moi au moins finir. Mes mots sont coincés, au fond d'mon coeur. Ils pourrissent. Tu ne me croies pas ? Vas-y disséque moi. A vif, Oui à vif, ne te pose pas de questions tu as fais pire. Tu peux les voir, en gros et en gras, noir, glisser jusqu'à tes pieds en éclats de verre. Eclater, là devant toi, entre deux sanglots. Il y a des jours comme ça, où à force de tout garder pour toi tu ne peux plus. Tu ne peux plus vivre avec sa, alors tu dis tout, et tant pie si sa plaît pas. Tu le crie mais personne t'entend. et là, vraiment à cet instant tu te rend compte de l'egoisme de certaine personne. Que le mot "famille" ne veut plus rien dire. Qu'il a perdue son sens au fil des années, de génération en génération. Je gribouille des phrases, mes sentiments. Tu passes à côté de moi, je sens encore ton parfum fade. Qui partira dans 1h. Un regard, vite fait. Une phrase marmonnée, quelque chose encore contre moi. Je ne répond plus à tes attaques. Sa ne sers à rien. Sa n'a jamais servie, de toutes façons. Demain j'irais marché dehors, me libérer les membres. Ne m'attends pas. Même si je sais que tu ne m'attendras pas, je préfére te le dire, t'avertir. C'est le rôle de la gamine, tu sais. Quoi, tu ne sais pas ce que "rôle" veut dire ?
Quand j'y réfléchie, je suis perdue. Une gamine perdue tenant ses sentiments maternel et paternel du bout des doigts.
Toi, vous. Je vous dois ces heures où je m'inventais une autre vie. Maintenant que je n'aie plus l'âge de fermer les yeux, je suis dégoutée. Vraiment, sérieusement. Des vagues souvenirs me trotent dans la tête, un sentiment de n'avoir jamais vécue. Que depuis ma naissance n'avoir fait qu'un coma sanglant, un film dont la péllicule s'efface avec le temps. Ne me barres plus la routes, inutile de vouloir réparer les pots cassés, ils sont tellement brisés en tout petit morceau que c'est impossible. Déjà le temps de tous les ramasser, tu n'en ai pas capable.
# Posté le mardi 23 septembre 2008 13:18
Modifié le mardi 23 septembre 2008 13:39

Elle déambulait parmie les gens, un sourire bouffé par les larmes. Elle n'était pas triste, pas joyeuse non plus.

Elle déambulait parmie les gens, un sourire bouffé par les larmes. Elle n'était pas triste, pas joyeuse non plus.

Chapitre 25


" Tu te souviens, c'est ce jour là où tu m'avais dis que tu ne me ferais jamais du mal.. "
Cette putain de phrase, ces putains de mots, de la majuscule au point, sont ancrés dans mon gosier. Elle est partout, en fond d'écran, sur mes bras, mes jambes, mon ventre. Cette phrase je la trimballe avec moi, dans mon lit trop grand et trop froid, devant la télé, sur mes cahiers, dans la rue, de partout. Tu es à l'origine de ces mots, Oui toi qui aurait préféré que je parle de moi à la 3ème personnes, toi qui est partout, avec cette phrase. pas besoins de citer ton nom, tu te reconnaîtras. Je ne suis pas ici pour te balancer. Ni pour te faire passer pour un con.
" Un jour, tout se sait ". je te l'avais dis, je te l'avais même écries. J'essuie mes larmes d'un revers de la manche, je passe devant ma glace et examine de défaut humain que je suis. Je ne voies qu'une gamine qui a essayer d'y croire, pour une X ème fois dans sa vie. Une pauvre idiote, avec les yeux rougies et les joues trempées. Je ne te déteste pas. Non, pas toi. Mais moi, oui. Mes phrases sont durs, tampis. Je ne cherche pas à me venger, je ne suis pas de celles qui cherchent un moyen, et qui testent un peu tout, pour voir leur bien-aimé chialer devant leurs pompes. Je ne te ferais pas ramper jusqu'à moi. Je ne te traitera pas de tel ou tel chose à chaque coins de rue. " Tu n'es pas comme les autres ". Je ne sais pas si je dois croire à tout ce que tu me dis. En ce moment tout est brouillon, mon coeur aussi. Avec ton nom écrit en gros, à l'encre indélébile. A force de gribouille et de tenter d'effacer il va bien finir à la poubelle. Au milieu des choses sans importance, quand on en a plus besoins. Tu viendras le récupérer si t'en a envie. Moi je n'en veux plus.


Elle se voyait crever, petit à petit. Et tu sais ce qu'elle faisait la conne ? Elle continuait à fonçer droit dans l'mur. Sans se soucier des conséquences.
# Posté le mercredi 17 septembre 2008 08:38
Modifié le mercredi 17 septembre 2008 11:57

Post-it

Elle aurait tellement voulue qu'on la comprenne.
Est-elle trop difficile ?
Ses mots, ses paroles font-elles si mal ?
C'est rien. Non, écrire me libére.
Tu le sais.. Non ?
Libérer de quoi ? je ne sais pas.
Sa fait trop longtemps que j'essaye d'oublier, j'en n'aie qu'un vague souvenir.
Je voie la couleur, la sensation, rien de plus.
Comment devrais-je te le dire ?
Comment devrais-je te le crier, te l'écrire ?
Tu me rend bien, vraiment.



Je t'aime. Je veux que tu le sache.
Que tu le ressente. Que tu me croive.
Et que tu me comprenne.
# Posté le mercredi 10 septembre 2008 13:52